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La DMLA est associée à l’augmentation du risque de maladie d’Alzheimer et de maladie de Parkinson

Les risques de maladie d’Alzheimer et de maladie de Parkinson sont significativement accrus chez les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), d’après les résultats d’une étude menée sur une grande base de données.


Des spécialistes du St Vincent’s Hospital de Suwon, Corée du Sud, ont analysé des données d’hommes et de femmes de 50 ans et plus, issues de la base de données d’une cohorte de dépistage des services d’assurance maladie publique coréenne.

Sur la période de 2003 à 2005, un total de 2 213 personnes atteintes de DMLA et 306 127 personnes sans DMLA ont été identifiées. Elles ont été suivies jusqu’à la fin de l’année 2013, en examinant les dossiers de la base de données.

Il est apparu que les personnes atteintes de DMLA avaient un risque accru que l’on diagnostique chez elles une maladie d’Alzheimer par rapport aux personnes non atteintes de DMLA. Le hazard ratio ajusté était de 1,48 (intervalle de confiance de 95 % 1,25 à 1,74).

De façon similaire, le risque qu’une maladie de Parkinson soit diagnostiquée était significativement accru chez les personnes atteintes de DMLA, le hazard ratio ajusté étant de 1,46 (intervalle de confiance de 95 % 1,14 à 1,88).

Les liens entre DMLA et ces maladies demeurent même après l’exclusion des personnes chez lesquelles une maladie d’Alzheimer a été diagnostiquée au cours des 3 premières années de suivi : hazard ratios ajustés de 1,48 (intervalle de confiance de 95 % 1,25 à 1,77) et de 1,61 (intervalle de confiance de 95 % de 1,23 à 2,10), respectivement.

L’augmentation du risque a également été observée dans tous les groupes d’âge : des associations significatives avec les deux maladies ont été observées dans le sous-groupe de personnes de 70 ans ou plus, et dans le sous-groupe de personnes de moins de 70 ans.

Présentant les résultats à la conférence NANOS, le Dr Donghyun Jee a suggéré que ces découvertes pourraient améliorer la prise en charge, notant que les patients atteints de DMLA devraient faire l’objet d’un « suivi étroit » eu égard au développement éventuel d’une maladie d’Alzheimer et d’une maladie de Parkinson.